José-Mohamed

jacquette


Auteur :
Illustrateur :
A. G. de Chamberlhac
Pierre Joubert


Les éditions...



Présentation

Sur la plage des Genêts près d'Oran, ce corps étendu, léché par les vagues, inerte, presque froid, sera-t-il ramené à la vie ?

José-Mohamed, le petit musulman aux yeux sombres, au visage rebelle, deviendra-t-il l'ami de ces jeunes européens qui l'ont accueilli, non sans chaleur, et non sans méfiance aussi ? Sur le terre brûlante d'Afrique, le drame n'est pas seulement dans les médinas au long des pentes rocheuses qui bordent les oueds desséchés, il est dans les coeurs et dans les consciences.

De jeunes garçons, animés de fierté, de générosité, peuvent-ils échapper aux malédictions et aux contradictions de deux mondes hostiles maladroitement dressés l'un contre l'autre ? Peuvent-ils vaincre les préjugés de race, de pratique religieuse, d'habitude, de civilisation ?

Un vrai, un beau livre, qui fait réfléchir et qui situe psychologiquement pour tous les jeunes l'un des drames les plus importants de notre histoire.

page 23



Observations

Un extrait de ce livre (page 90 et 91) où l'auteur évoque un souvenir personnel...

Ces langues, quelle ligne de démarcation !
Il me souvient, à Bruxelles, avoir demandé à la gare le train pour Maëstricht. Mes cheveux blonds donnèrent-ils le change à l'employé sur ma race ? Avais-je parlé trop vite, ou si bas qu'il ne comprit pas ?
- Suis Wallon (il prononçait "Ouallon") moi, m'M'sieur - m'entendis-je répondre d'un ton rogue. Adressez-vous à ce Flamand, là-bas.
De son menton méprisant, il m'indiquait un homme qui graissait une machine en bout de quai. Et il me tourna le dos... Interloqué quelques secondes, je me mis à sa poursuite.
- Mais je suis Français ! lui dis-je.
- Ah, bon ! Fallait le dire, savez-vous.
Il se montra, dès lors, miel et sucre. Je dus l'accompagner pour boire une chope de cette bierre belge qui mousse et mal et laisse toujours on ne sait quel arrière-gout...

Je ne suis pas de l'avis de l'auteur en ce qui concerne la bière belge. Par contre, j'ai vécu un incident quasi identique à Bruges à la fin des années soixante, et je connais d'autres personnes à qui cela est arrivé... Entre différences linguistiques et racisme, la limite est parfois facile à franchir.