le Foulard de sang
auteur : Jean-Louis Foncine / illustrateur : Pierre Joubert


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A propos du "Foulard"
Des couvertures
Présentation de ces pages

Le contenu du livre
La création (1935 / 39)
Le pavillon de chasse
le combat (1939)
L'ordre (1940)
La Tradition (1943)
Le sacrifice (1944)
La postérité (1976)

Des photos

Vos commentaires
L'ordre (mai 1940)


L'abbaye de Montmajour... Une chapelle carolingienne ? Hum ? En tout cas un "haut lieu" splendide que je vous invite à aller visiter lors de vos prochaines vacances...

Sur la colline qui domine la plaine d'Arles, les reste de l'abbaye de Montmajour (ou Montmajor) présentent deux ensembles de bâtiments : l'un du Moyen-Age, l'autre du 18° siècle.

La colline a été longtemps entourée de marécages. Un cimetière chrétien y fut établi. Quelques ermites, qui veillaient sur l'enclos funèbre, sont à l'origine de l'abbaye, de règle bénédictine, qui naît au 10° siècle. Les religieux n'y furent jamais très nombreux, mais l'abbaye posséda de nombreux prieurés. La grande occupation de tous ces moines était l'assèchement des marais : entre les Alpilles et le Rhône, la terre ferme a été gagnée par eux, mètre par mètre

Repères géographiques : (voir la carte - 195 ko)
Montmajor (l'abbaye de --)

Pour continuer : La tradition

Pourquoi Montmajour ?
(extrait de "Un si long orage" de J.L. Foncine, tome 1, page 170)

L'une de nos tournées nous mena, durant les vacances de Pâques, sous les murs de Montmajour, à quelques kilomètres d'Arles. Au mas situé sous les ruines de l'abbaye flanquée d'un haut donjon et d'une très belle chapelle carolingienne, nous étions les hôtes du baron de Sambucy. Celui-ci avait pris notre jeunesse et notre enthousiasme en sympathie.

(extrait, page 45)
La masse confuse de la grande abbaye jaillissait de la nuit à quelques centaines de mètres de la route. A droite, la plaine qui s'étendait jusqu'à la montagne de Cordes et sur laquelle la mer s'avançait jadis des murs crénelés de la forteresse aux remparts d'Arles, était signalée par un coassement interrompu de grenouilles. A l'ouest, le ciel était clair ; et cet azur laiteux tapi à l'horizon faisait rêver aux reflets de lune dorés qui devaient jouer à cette heure sur les pierres blanches de la chaîne des Alpilles.

(extrait, page 47)
Ils virent jaillir de l'ombre les piliers et l'extraordinaire nef de pierre de la chapelle carolingienne. C'était une succession de colonnes romanes cambrées à la base, dont les chapiteaux étaient faits de volutes et de rosaces ; les arcades des murs latéraux retombaient sur des colonnettes de pierre isolées du mur à droite, cantonnées dans l'angle des piliers à gauche. De minces et étroites fenêtres étaient visibles sur la droite seulement. Une autre nef latérale se perdait dans l'épaisseur du rocher. On était à dix pieds sous terre au moins par rapport au donjon, et pourtant si élevé était ce rocher provençal que les fenêtres ouvraient largement sur la nuit qui brillait, sous les arceaux de pierre, de tous ses feux profonds.

Qui est la "grande ombre" ?
(extrait de "Un si long orage", tome 1, page 218)

Par des procédés inspirés des messages secrets du scoutisme, j'avais réussi à situer Pierre Joubert. [...] Il m'écrivait de longues lettres pleines d'un humour corrisif. Il me parlait [...] du "Foulard de Sang" qui continuait sous la direction d'Henri Guibout, chevalier de l'Etang Vert, "grand commandeur de guerre" en l'absence du grand maïtre. Il évoquait déjà l'après-guerre, se proposait d'aller échafauder un chamt héroïque à Saint-Bauzille, berceau de l'Ordre.

édition de 1946 - page 161 édition de 1977 - page 53
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dernière mise à jour le 19 juin 2002