le Foulard de sang
auteur : Jean-Louis Foncine / illustrateur : Pierre Joubert
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A propos du "Foulard"
Présentation de ces pages

Le contenu du livre
La création (1935)
La création (1939)
Le pavillon de chasse
le combat (1939)
L'ordre (1940)
La Tradition (1943)
Le sacrifice (1944)
La postérité (1976)

Des photos (en préparation)
La création (seconde partie - 1939)


La fondation de l'Ordre, telle qu'elle est racontée dans le "Foulard", aurait eu lieu à Colmar, "le 15 juillet 1939, soit au lendemain de "la nuit de Frankenbourg" [...] dans le grand dortoir de la Maison Sainte-Marie à Colmar, face à la ligne sombre des Vosges". C'est là que "le grand Maître et les dix combattants créaient les règles essentielles" de l'Ordre.

Il est à noter qu'il existe actuellement à Colmar un "Foyer Sainte Marie" (14 rue Mainbourg 68000). Ceux qui connaissent Colmar pourront constater qu'il est situé au sud-ouest de la ville, approximativement entre la D417 (qui se dirige à l'ouest, vers Wintzenheim) et la D 30 (route de Rouffach, qui se dirige au sud), donc à un endroit d'où il serait possible, à condition de dominer les constructions voisines, d'appercevoir "la ligne sombre des Vosges", peut-être même le Hohlandsbourg...

Personnellement, je ne peux m'empécher de penser que Michel et ses deux compagnons, ses servants dit-il, Jackie et François, étaient déjà des Chevaliers. Très probablement liés à la patrouille que celle de Xavier allait rencontrer, victorieusement, au Hohlandsbourg... Pour Xavier, il s'agissait d'une sorte de voyage initiatique, avant son adoubement du lendemain, à Clomar...

Repères géographiques : (voir la carte - 154 ko - Clomar est en bas de la carte)
Diffenbach (Diefenbach), Turckheim, Tanvillé (Thanvillé), Frankenbourg, Hohlandsbourg...

Pour continuer : Le pavillon de chasse

(extrait, page 34)
Il marchait comme autrefois ces rois venus d'Orient et cette foule de bergers hâves durent marcher vers l'étoile sacrée. La montagne le portait, le vent le soulevait plus facilement que les feuilles de chênes qui se tordaient sur leurs tiges. La pluie lui lavait le visage[...] La clarté grandissait.

Soudain il déboucha sur une éclaicie au-delà d'un ravin : devant lui, le formidable Frankenbourg se dressait ; il devina que la lueur était derrière les murailles...

Sans l'ombre d'une hésitation, il franchit une poterne basse. La muraille était rouge de reflets ardents. Au bout d'un étroit couloir parsemé de pierres tombées du mur, il s'arrêta. Alors seulement ses muscles furent immobilisés par une peur effrayante, invincible, comme il n'y en a que dans les rêves : il n'était pas seul. Dressées derrière les flammes, trois formes humaines étaient visibles, si proches qu'il n'y avait plus à reculer. Xavier s'immobilisa.

(extrait, page 42)
Il y a à la date du 15 juillet 1939 [...] une citation qui est le première du Livre du Foulard de Sang:
Xavier Ranjard de Hohlandsbourg, chevalier du Mur d'airain, dans une grande attaque du chateau de Hohlandbourg où son camp était en péril, s'est montré d'un courage exceptionnel [...] Le soir a remis au Chef qui exprimait le désir de lui conférer une distinction particulière, un foulard blanc taché de sang, le priant d'en faire l'emblème d'un Ordre du courage placé sous le parrainage du porte-étendard Saint Michel.

Rappel du texte de Pierre Joubert
C'est ainsi que nous eûmes un chevalier de la Serrane, un chevalier de Hêtre Rouge, de la Croix des dunes, un Hubert d'Apremont, un Roland du "Mur d'airain", un Bruno de Hohlandbourg. Le camp d'Alsace de 1939 marque en effet l'apogée de cette jeune chevalerie qui devait laisser des traces dans l'esprit de quelques garçons jusque dans la guerre et dans la Résistance…

Pour continuer : Le pavillon de chasse